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"L’Armée du crime", le film engagé de la rentrée




A l’occasion de la sortie de L’Armée du crime – retenu dans la sélection hors compétition du Festival de Cannes 2009 – de Robert Guédiguian, j’ai assisté à l’avant-première du film organisée au Forum des Images, mardi 15 septembre. Je l’avais vu une première fois à Cannes mais je tenais à revoir ce chef d’œuvre puissant, tourné à Paris et notamment à l’Hôtel de Ville.

Il y est raconté comment dans un Paris occupé par les Allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes hommes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme.

Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. La police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures... En novembre 1943, Manouchian et ses camarades – qui composeront la célèbre Affiche rouge - sont arrêtés avant d’être fusillés au Mont Valérien (Suresnes) en février 1944.



Les mots me manquent pour vous retransmettre la force que dégage ce film qui met à l’honneur ces valeurs, ces vertus, que sont le courage, l’audace et l’esprit de résistance, développés salutairement par ces immigrés, morts pour la France.

Naturellement, il était évident que la Mairie de Paris soit associée à la sortie du film pour sensibiliser les Parisien-ne-s à l’Histoire et au travail de mémoire de notre capitale. Non seulement pour que de telles horreurs ne se reproduisent pas, mais aussi pour que ne soient jamais oubliés celles et ceux qui sont morts pour la liberté de notre ville.

Je tiens à remercier Robert Guédiguian (dont une interview vous est proposée, en plus de la bande-annonce ci-dessous) et les acteurs du film (Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin, Grégoire Leprince-Ringuet, Lola Naymark, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin) de nous offrir un cinéma qui nous fait rêver, nous emporte et nous oblige à nous questionner, à ne pas oublier pour mieux contribuer à un monde où le vivre ensemble prend tout son sens.



Je vous invite à vous rendre nombreuses et nombreux dans les salles obscures pour découvrir ce chef d’œuvre. Notre capitale doit bien cet hommage à ces femmes et hommes à jamais entrés dans la légende.

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