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Communiqué de presse d’ Anne HIDALGO

Secrétaire nationale à la culture et aux médias

Patrimoine : la gestion catastrophique de la droite

Les 25èmes Journées du Patrimoine qui, rappelons-le, ont été crées par un gouvernement de gauche, ont lieu le prochain week end. C’est l’occasion, pour les professionnels du patrimoine et de nombreux observateurs de la vie culturelle, de faire le constat de l’état alarmant des monuments historiques de notre pays, dont le délabrement est croissant.

Les rapports et les études se succèdent depuis plusieurs années : l’état sanitaire des monuments s’aggrave, le coût de la rénovation augmente, les crédits baissent. Mais l’avalanche des chiffres et les déclarations attristées substituent à l’explication politique des analyses purement techniques ou administratives : ce serait la faute aux contraintes de la LOLF (la loi organique relative aux lois de finances), à l’insuffisance du mécénat privé, aux procédures de restauration longues et complexes ...

Le parti socialiste, pour sa part, dénonce depuis longtemps la gestion par la droite du patrimoine, qui est tout simplement un désastre absolu.

Qu’on en juge :

- Les crédits des monuments historiques (fonds de concours inclus) étaient de 500 M euros en 2002, ils ne sont plus que 300 M en 2008.
- L’endettement de l’Etat sur les opérations de restauration atteint 600 M euros.
- Le ministère de la culture et de la communication concentre de plus en plus ses faibles crédits sur les grands projets franciliens, au détriment du patrimoine local, public ou privé.

Ce sont là les résultats de choix politiques, et non de fatalités techniques : le choix d’un budget culturel en baisse, le choix de l’abandon d’une politique d’aménagement du territoire, le choix d’un retrait de l’Etat, qui transfert « le fardeau financier » de la vie culturelle aux collectivités territoriales et aux propriétaires privés.

Il en va ainsi du patrimoine comme de l’ensemble de la politique culturelle nationale : celle-ci est en voie de décomposition, à l’image d’une administration culturelle rabotée et réduite à la portion congrue, pour cause de RGPP. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy, s’il affiche sa volonté de rupture en voulant asservir les institutions culturelles à « l’obligation de résultat », est dans la stricte continuité de son prédécesseur Jacques Chirac. Pour le plus grand profit des forces du marché, au détriment de la vitalité culturelle et artistique de notre pays.



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